De la pointe de l’iceberg à ses profondeurs !

Vous êtes plusieurs à me parler de la difficulté à concilier vie professionnelle et vie familiale. Bien souvent, lorsque nous travaillons sur ce sujet, nous mettons en lumière un conflit entre diverses valeurs ou la difficulté à respecter des valeurs dans l’un ou l’autre secteur de votre vie.

Lorsque vous devenez mère, de grands chamboulements interviennent dans votre vie. Ces changements ne sont pas toujours faciles à accepter et ils touchent tous les domaines de votre vie : personnel, sexuel, émotionnel, professionnel, familial, amical, social… Tous ces domaines sont interdépendants les uns des autres. Prenons l’exemple que plusieurs d’entre vous me donnez :

À vous, femmes, mères, épouses, professionnelles…

Voilà le temps des fêtes passé, une nouvelle année commence avec de bonnes résolutions que l’on tiendra… Ou pas ?! Les films de Noël sont aussi derrière. On les retrouvera l’année prochaine et il y a fort à parier qu’ils véhiculeront toujours ce message récurrent : famille ou travail il faut choisir! Au final, la grande majorité d’entre vous prioriseront leur vie familiale au détriment d’autres réalisations.

Les 5 sens (VAKOG)

Adulte et enfant, c’est avec nos 5 sens que nous communiquons, comprenons et découvrons le monde qui nous entoure ! Ils transmettent à notre cerveau ce qu’il se passe autour de nous pour que nous puissions interagir avec celui-ci. Très tôt, un ou deux sens vont devenir prédominants, les autres seront moins sollicités. L’utilisation de nos sens joue un rôle important dans nos apprentissages. La personne qui a plus développé le canal auditif n’apprendra pas de la même manière que celle qui est plus visuelle ou kinesthésique.

Je vous propose un petit tour d’horizon des principales caractéristiques des divers canaux sensoriels que l’on retrouve sous l’acronyme VAKOG (visuel, auditif, kinesthésique, olfactif et gustatif). Les sens olfactif et gustatif sont les moins développés dans notre société et sont regroupés dans le kinesthésique. 

« Un enfant n’a pas besoin d’une mère parfaite mais d’une mère heureuse ! »

Souvent, les mamans me disent : « c’est de ma faute si mon enfant est angoissé. », « je sais que je ne fais pas tout juste. », « ces temps, je perds patience et je m’énerve pour un rien et ce n’est pas bien pour mon enfant. », « qu’est-ce que je fais faux ? », « ma voisine, elle fait toujours tout bien avec ces enfants alors que moi… » etc. Je pourrais en écrire des pages et des pages rien qu’avec ce type de phrases. 

Seule

On vous a dit « Être maman, c’est beau, merveilleux, magnifique… ». Vous avez lu ou entendu qu’au 21ème siècle les papas sont investis et présents ! Mais vous, votre réalité c’est plutôt : sentiment de solitude, incompréhension et culpabilité. Le papa ne comprend pas qu’en ne travaillant qu’à temps partiel (ou en ne travaillant pas) vous puissiez être fatiguée et c’est votre rôle de tenir la maison et vous occuper de votre enfant ! Vous vous sentez seule dans votre propre foyer.

Est-ce que je devrais être moins ou plus sévère?

Cette question revient régulièrement dans les séances de travail avec les mamans. Voici quelques lignes sur ce sujet.

Certaines références théoriques évoquent la sévérité comme étant un des styles d’éducation des générations précédentes. L’enfant n’avait pas droit à la parole, il devait obéir sans quoi des punitions lourdes tombaient. Peu voire pas du tout d’explication lui était donnée, c’était la méthode « c’est comme ça un point c’est tout ! ». La sévérité est le fait de ne pas hésiter à punir ou sanctionner lourdement sans aucune indulgence ni explication.

Je ne suis pas importante

C’est une croyance que je retrouve chez quelques femmes que j’accompagne. J’entends parfois : «Je remplis mon rôle de mère, d’épouse et d’employée! Mais j’ai vraiment l’impression que n’importe qui pourrait faire tout ça à ma place. Finalement, je ne suis pas si importante!» Derrière de telles phrases, une croyance a pris racine depuis leur enfance (par leur éducation et par leur parcours scolaire).