L’importance du toucher

Toucher est un acte instinctif dès notre venue au monde. Par exemple, lorsque l’on se cogne le genou, on se frotte automatiquement la zone endolorie en diminuant ainsi la douleur par l’action des mains. Le bébé va manifester une douleur à l’oreille en amenant constamment son poing vers la partie douloureuse. Moult autres exemples pourraient être cités pour montrer que l’être humain utilise constamment ses mains pour permettre de restaurer l’harmonie entre énergie, circulation et tensions musculaires.

La peau est le premier sens qui se met en place et il est le plus important de notre corps en terme de superficie. Il nous transmet plusieurs notions comme les sensations tactiles, thermiques, douloureuses, de plaisir. La peau renferme de nombreuses terminaisons nerveuses que l’on peut, par le biais du toucher, stimuler ou apaiser. C’est en touchant (grâce à notre peau) que nous ressentons, aimons, détestons, etc. C’est dans les gestes de tous les jours qui encouragent, réconfortent, désapprouvent, aiment que l’enfant se construit. Celui-ci a besoin d’être touché, le toucher est essentiel au bon développement humain.

Le couple sous pression

L’éducation des enfants est fréquemment source de tension dans un couple. Ces tensions apparaissent souvent lorsque les objectifs des parents divergent. C’est pourquoi, il est fondamental de prendre le temps de réfléchir ensemble aux valeurs que l’on veut transmettre à l’enfant mais également (surtout ?!) se questionner sur les « petites choses du quotidien ». Car souvent, les discordes commencent sur des détails. Ces petits riens qui s’accumulent vont créer des tensions qui ne sont confortables pour personne. L’enfant sent très bien les dissonances entre les parents. Et naturellement, il va aller vers la solution qui l’arrange le mieux.

Les besoins et les envies

Un besoin est vital (manger, chaleur, sécurité, appartenance, estime, accomplissement) et doit être satisfait. Celui-ci va persister tant qu’il ne sera pas comblé et ne pas y répondre met en danger la personne. A contrario, une envie n’est pas quelque chose de vital. Celle-ci est éphémère, elle rend la vie plus agréable sur un moment donné (une sortie au restaurant, un livre…). Une envie non assouvie va provoquer de la frustration mais ne nuit aucunement à la personne.

Le burn-out maternel ou épuisement maternel

Quand une séance avec une maman commence avec des phrases comme : « j’ai tout pour être heureuse : un mari, des enfants, une maison, un travail qui me plaît, mais ça ne va pas! Je ne sais pas pourquoi je suis comme ça, je me sens vidée ! » ou « Je ne peux pas me plaindre, mes enfants sont en bonne santé, on s’entend bien avec mon mari, mais j’en peux plus, je suis toujours débordée et tellement fatiguée ! ». Là, je me dis : Oups, attention voilà une maman au bout du rouleau qu’il va falloir aider à sortir de la croyance « j’ai donc je suis ».

Au 21ème siècle, il est encore des sujets tabous. Notamment le burn-out maternel et le burn-out des enfants. Cette semaine, je vous parle du premier. Il y a cette croyance qui veut que « parce qu’on a tout pour être heureuse, on l’est forcément ». Mais le bonheur, ce n’est pas quand on a ! C’est un sentiment intérieur de sérénité, de bien-être, d’être aimée, à la bonne place, compétente, reconnue…

La construction de l’estime de soi

L’estime de soi est la certitude de sa propre valeur. C’est le regard que l’on porte sur nos forces et nos faiblesses dans les différents domaines de notre vie. Elle se construit dès la petite enfance mais reste fluctuante tout au long de notre vie en fonction de nos réussites et de nos échecs.

L’enfant apprend essentiellement par mimétisme, c’est pourquoi il est important, en tant qu’adulte, d’avoir une bonne estime de soi. L’enfant prend le parent comme modèle et apprend en l’écoutant et le regardant agir. Par exemple, le parent qui se trouve nul et se dénigre constamment ne favorise pas l’estime de soi chez son enfant. Ce dernier comprend qu’il n’a pas le droit d’avoir des qualités et des forces et, en grandissant, il mettra en place le même mode de fonctionnement que son parent. 

L’enfant de 3 à 6 ans

C’est la période durant laquelle l’enfant veut modifier la hiérarchie. Il veut être le “chef”! Il comprend que les adultes décident pour lui et ça ne lui plaît pas. Il veut faire ses propres choix et que ça se passe comme il le souhaite. Mais il est aussi dans cette ambivalence, “je suis grand” et donc il veut tout faire tout seul et quand ça l’arrange “je suis petit” et il veut que l’adulte fasse à sa place. Il grandit, a envie de plus d’autonomie mais il comprend également qu’en grandissant il “perd des avantages de petit”. D’où ce va-et-vient dans ses comportements. Le jeu symbolique (jouer à papa et maman, jouer au docteur, à la maitresse d’école, etc.) se met en place. Il est très important car il permet à l’enfant de s’identifier à une personne et de revivre des événements pour les comprendre et les intégrer.

L’enfant entre 0 et 3 ans en quelques mots

L’enfant développe une quantité impressionnante de compétences. Du nouveau-né, totalement dépendant de l’adulte, à l’enfant de 3 ans qui s’affirme avec des “non” déterminés, les étapes sont nombreuses.

Entre 0 et 1 an : la découverte de son corps est un élément-clé de son développement. Petit à petit, il va prendre conscience qu’il est un être à part entière. La découverte de sa corporalité, par exemple la  coordination de ses mouvements, va occuper les premiers mois de sa vie. Il va les affiner chaque jour un peu plus, pour apprendre à se tourner sur le ventre, acquérir “le quatre pattes” ou le déplacement sur les fesses jusqu’à la marche! Hormis les compétences physiques, il va découvrir de nouvelles sensations qu’il n’avait pas in utéro : la faim, la soif, la douleur, le plaisir…

Le bébé

J’ai travaillé près de 20 ans dans diverses structures d’accueil de l’enfance et la plus grande partie de ces années, je les ai passées en secteur nurserie (enfants de 3 mois à 18 mois env.). Beaucoup de gens me disait : “Ho c’est trop chou, travailler avec des bébés!”, “C’est mignon un bébé, c’est tout innocent!” et parfois on me disait, “Ce n’est pas vraiment un travail, tu t’amuses toute la journée!”

Hé bien, non! Ce n’est pas du tout comme ça un bébé. Ce n’est pas un petit être innocent qui fait “areu,areu”, qui dort quand on le met au lit, qui boit son biberon en plongeant son regard dans le votre, qui sent bon le savon et le talc, qui sourit dès qu’il vous voit.

Maman et Madame Culpabilité

“Je ne suis pas à la hauteur!”, “J’ai tout le temps peur de faire faux, de ne pas en faire assez.”, “Si je ne suis pas une bonne mère, mon enfant ne m’aimera pas!”, “De toute manière, c’est toujours à cause de moi que les enfants ne vont pas bien.”, etc. Toutes ces phrases d’auto-flagellation, je les entends tous les jours dans les séances avec les mamans. Ce sentiment s’appelle CULPABILITE!